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Rapport physique du projet ‘’chaine de valeur de quelques plantes médicinales utilisées et connaissances traditionnelles associées dans quelques centres urbains au Bénin’’.pdfType de fichier
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2022 sept. 13Date de mise à jour
2022 sept. 13Publié le
2016 sept. 01Chaine de valeur de quelques plantes médicinales utilisées et connaissances traditionnelles associées dans quelques centres urbains au Bénin
Il a été initié avec l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (l’IRScNB) le financement à hauteur de 30,69% le projet «Chaîne de valeur de quelques plantes médicinales utilisées et connaissances traditionnelles associées dans quelques centres urbains au Bénin» pour répondre aux objectifs 14 et 18 d’Aichi. Ce projet vise à renseigner quelques indicateurs de biodiversité, au niveau national. Il s’agit de découvrir la valeur des espèces végétales et leurs utilisations par les populations autochtones. La méthodologie adoptée est basée sur des enquêtes ethnobotaniques auprès des vendeuses de plantes médicinales et détenteurs de connaissances traditionnelles avérées. L’analyse des données à montrer que deux-cent-deux (202) espèces végétales groupées en 178 genres et 78 familles ont été recensées. Les Rubiaceae (67 espèces) et les Fabaceae (61 espèces) sont les plus représentées. Ces espèces interviennent dans la confection de 519 recettes pour traiter 49 maladies. Le spectre biologique montre une prédominance des phanérophytes (65%). Le spectre phytogéographique montre une dominance des espèces guinéo-congolaises (27,47 %) et pantropicales (24,40 %). Les tiges feuillées (45%) et les racines (37%) constituent les organes les plus utilisés. La décoction (70%) et la macération (15,82 %) sont les formes pharmaceutiques les plus fréquemment enregistrées. Le résultat des tests statistiques (Xsquared = 164.65, p-value =0.01605) montre d’une part que le revenu annuel des enquêtés dépend de l’âge, d’autre part que les réseaux de transfert des connaissances traditionnelles (CT) le plus utilisés est celui des liens familiaux. La classification hiérarchique a conduit à la répartition des 49 maladies traitées en six groupes de pathologie. Les groupes de pathologie (trouble de motricité ; troubles circulatoires et rétention d’eau; psycho-émotionnels ; fatigue physique) ont des similarités de traitement avec les mêmes plantes que les groupes de pathologie (affections dermatologiques et effet cultuel). Par contre les groupes de pathologie (trouble des organes reproducteur ; infection Sanguine ; troubles gastro-intestinaux ; métabolisme) sont traités par différentes espèces médicinales. L’Indice de rareté (Ri) des espèces comme Gardenia ternifolia (89%), Caesalpinia bonduc (89%) et Xylopia aethiopica (89%) sont supérieur au seuil de rareté (80%), elles sont dont qualifiées d’espèces rares. Un programme de conservation doit être développé pour une pérennisation des plantes médicinales. Le résultat de l’analyse des données a été mis sous forme de fiche technique et de poster pour valoriser d’avantage les connaissances traditionnelles et les herbiers récoltés ont été scannés pour créer un répertoire des plantes médicinales.