Document
Document
Nom du fichier
Rapport_National_pêche_Benin[1] (1).pdfType de fichier
Document PDFTaille du fichier
219 kBDate de création
2022 août 24Date de mise à jour
2022 août 24Publié le
1999 avr. 23Rapport national sur la pêche au Bénin
Le Bénin est caractérisé par un réseau hydrographique assez dense, appartenant à deux grands bassins : le bassin du Niger au nord et le bassin côtier au sud. La côte est sablonneuse rectiligne et s’étend sur 120 km, avec un plateau continental de 3100 km2 chalutable sur 2700 km2. Sa production est estimée à 10300 tonnes en 1998. La pêche continentale est restée peu développée au Nord alors qu’au Sud on a assisté cette dernière décade à une surexploitation significative des plans d’eau en général. La production annuelle est estimée à 30 000 tonnes. Cette surexploitation des plans d’eau du sud Bénin est marquée par une multiplication des pêcheries sédentaires (barrages, parcs acadjas, trous à poissons) et l’utilisation d’engins dévastateurs, indépendamment des textes de la réglementation. Pour freiner cette exploitation anarchique et abusive, un comité national de pêche est mis sur pied et implique plusieurs institutions ministérielles et des représentants des pêcheurs et d’ONG, sous la coordination de la Direction des pêches. Un mode de gestion participative des pêcheries est actuellement pratiqué. Des comités de pêche sont formés à cet effet pour chaque plan d’eau et sont impliqués dans différentes tâches brûlantes de l’heure. Il s’agit notamment :
- Lutte contre l’érosion par le reboisement des berges.
- Lutte contre les pollutions o le respect de la réglementation des pêches.
- L’interdiction des pêcheries sédentaires sur certains plans d’eau et leur réorganisation sur d’autres o le respect des zones réservées à chaque catégorie de pêche.
- Le respect des zones réservées à chaque catégorie de pêche.
Cette nouvelle approche de gestion des pêcheries et de la biodiversité sera certainement renforcée par un enseignement de qualité et une large diffusion des nouvelles approches de documentation sur les ressources ichtyologiques (FishBase), de modélisation et de simulation des écosystèmes aquatiques (Ecopath/Sim), mises au point à l’ICLARM.