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denombrement_aerien_pendjari_2008.pdfType de fichier
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2022 août 17Date de mise à jour
2022 août 17Publié le
2008 juil. 01Dénombrement aérien de la faune dans la réserve de biosphère de la pendjabi
En février-début mars 2008 a été exécuté le cinquième dénombrement aérien (le quatrième par le Laboratoire d’Ecologie Appliquée) de la Réserve de Biosphère de la Pendjari. Cet exercice vise à collecter des données régulières sur l’état des populations animales. Il est basé sur la méthodologie de recensement par transect de bandes fixes. Cette année 22 transects représentant une longueur totale de 1161,6 km ont été réalisés à l’aide d’une CESSNA, soit une couverture de 9,9 % de la Réserve. Le traitement et l’analyse des données sont faits suivant la méthode de Jolly II (1969). Seules les espèces pour lesquelles au moins 5 contacts ont été faits ont été considérées pour les analyses statistiques. Treize espèces, dont dix ont fait l’objet de traitement statistique ont été rencontrées durant le dénombrement de 2008. Les espèces les plus rencontrées sont les petites antilopes (61 contacts), puis les cobes (40 contacts) et les hippotragues (29 contacts). Toutefois, les effectifs d’individus les plus élevés ont été observés pour les buffles (184 individus), puis les hippotragues (143 individus) et les bubales (112 individus). La fréquence de rencontre des individus par transect est donc plus élevée pour le buffle soit 8,8 individus/transect, l’hippotrague (6,3 individus /transect) et le bubale (5,2 individus/transect). Le buffle est l’espèce la plus abondante de la Réserve avec un effectif moyen de 1865 individus. Il est suivi de l’hippotrague, du bubale et des cobes avec des effectifs respectifs de 1444, 1136 et 984 individus. Les éléphants ont une faible abondance estimée à 669 individus, mais présentent la plus forte contribution à la biomasse (426 kg/km²) du fait de leur poids vif très élevé. Les autres plus fortes contributions pondérales sont celles des buffles (98 kg/km²), des hippotragues (53,6 kg/km²) et des bubales (24,1 kg/km²). La comparaison d’avec les données des dénombrements antérieurs montre une augmentation des effectifs de bubale et d’hippotrague, et notamment des effectifs de cobes et de petites antilopes. Quant aux plus grands mammifères, le buffle et l’éléphant, on note une baisse de leurs effectifs qui doit être la conséquence de migration vers les aires contiguës à la RBP qui sont de mieux en mieux gérées et offrent une capacité d’accueil élevée, du fait de leur faible taux de charge par le passé. Cette hypothèse peut être facilement vérifiée si toutes les réserves adjacentes (Arly et W) adoptaient une même politique concertée de suivi des populations fauniques. On peut dès lors comprendre combien nous regrettons cette absence de contribution et d’harmonisation des exercices de dénombrement de la faune de la part des gestionnaires des réserves d’Arly et Parc Régional du W, d’autant plus que les résultats de cet exercice sont utiles pour une meilleure planification des activités de surveillance et d’aménagement dans toutes les aires protégées contiguës de ce vaste ensemble écologique. Des résultats obtenus de ce dénombrement, on retiendra que les séries annuelles de dénombrement en février ou en avril sont complémentaires et bien utiles pour mieux expliquer les fluctuations saisonnières et inter-annuelles des populations fauniques.
Prof. Dr. Ir. Brice SINSIN
Ir. Etotépé A. SOGBOHOSSOU
Georges NOBIME Mama ADI
Laboratoire d’Ecologie Appliquée
Faculté des Sciences Agronomiques
Université d’Abomey-Calavi
Tél/Fax : 21 30 30 84