HTML Document Synthèse des besoins et leurs coûts

Cette page fait la synthèse des besoins en renforcement des capacité pour la mise en oeuvre de la stratégie nationale de la diversité biologique et de leurs coûts.
Release date 24/01/2006
Contributor formationchm
Geographical coverage Bénin
Keywords Besoins en renforcement de capacité

NATURE DES BESOINS EN RENFORCEMENT POUR LA MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE ET DU PLAN D'ACTIONS

    N°     NATURE DES BESOINS EN  RENFORCEMENT     

    COUT

    1     Capacité Institutionnelles/ organisationnelles    6 490 000 000
    2     Capacités en informations     6 490 000 000
    3     Capacités en Communication     6 490 000 000
    4     Capacités en Equipement / infrastructures     6 086 000 000
    5     Capacités en fonds de fonctionnement     6 490 000 000
    6     Capacités en formations     9 192 000 000
    7     Capacités en Coopérations Techniques et scientifiques   4 126 000 000
    T O T A L     55 364 000 000

  ACTIONS A ENTREPRENDRE POUR LA SATISFACTION DES BESOINS EN RENFORCEMENT DES CAPACITES


    Les ressources existantes et les besoins en renforcement de capacités
identifiés et évalués, la mise en œuvre des actions planifiées dans le document de stratégie nationale appelle les actions immédiates suivantes :

    1- Implication des décideurs politiques

    S'il est vrai que la Convention sur la Diversité Biologique a été adoptée et ratifiée par le Bénin, si la Stratégie Nationale et le Plan d'Action constituent un document consensuel élaboré avec la participation et la disponibilité de tous les acteurs et usagers des ressources biologiques, il reste tout aussi vrai que la Volonté Politique doit encore se concrétiser.
    De façon particulière, l'Etat doit effectivement manifester son adhésion en posant des actes plaçant notre pays parmi les Etats qui mettent réellement en œuvre la Convention sur la Diversité dans toutes ses dimensions. Il en est d'ailleurs de même pour toutes les autres Conventions Internationales.
    En effet, l'utilité des ressources biologiques dans le processus de développement de notre pays n'est plus à démontrer. De la production d'aliments, de vêtements, des matériaux de construction, de combustibles, de médicaments, en passant par les services d'écosystèmes, du maintien de la composition de l'atmosphère, du maintien de la fertilité des sols, de la protection des bassins hydrographiques et des zones littorales, de la dispersion, décomposition et recyclage des déchets aux considérations altruistes en passant par les considérations éthiques, esthétiques, spirituelles, culturelles ou religieuses, la Diversité Biologique reste la matière première de chacun de ces usages.
    Aussi, les ressources biologiques constituent elles, la source d'activité de la majeure partie (environ 80 %) de nos populations, et surtout la couche la plus démunie, c'est-à-dire la frange la plus exposée à la pauvreté à savoir : les populations rurales.
    La Diversité Biologique devrait devenir une priorité nationale tant dans les discours que les actes relatifs au développement socio-économique et dans le cadre de la lutte pour la réduction de la pauvreté au Bénin.
    Par conséquent, le concept de la conservation et de l'utilisation durable de la Diversité Biologique doit aller de pair avec les grandes priorités nationales que sont : la Santé publique, les Communications, l'éducation nationale, bref le Développement Durable.
    Il est donc souhaitable que le Gouvernement inscrive la Diversité Biologique parmi les priorités de développement et que des actes légaux conséquents soient pris dans ce sens. Cette tâche incombe aux départements chargés de promouvoir la mise en œuvre de ladite Convention.

    2- Création d'un organe ou structure de coordination

    Le secteur de la Diversité Biologique est aujourd'hui animé par un grand nombre de structures tant étatiques que non gouvernementales ; malheureusement en rangs dispersés. Ce qui laisse constater sur le terrain une forme de gestion hasardeuse voire antagoniste parfois. Il importe au regard de l'intérêt capital que revêt la Diversité Biologique dans le concert du développement dans notre pays, qu'une organisation institutionnelle dynamique et synergique soit mise en place pour, coordonner et conduire le suivi de toutes les actions en rapport avec la conservation, la gestion et l'utilisation durable des ressources biologiques.     Le processus en cours est destiné à corriger les faiblesses qui s'observent actuellement.
    Un des actes fondamentaux pour s'assurer quelque chance de succès reste la création d'un organe, d'une cellule, ou d'une unité chargée du secteur de la Diversité Biologique au Bénin. La dénomination fera l'objet de réflexions par un Comité ad hoc pluridisciplinaire mis sur pied à cet effet.
    Les missions dudit comité seront définies dans les termes de (TDR)élaborés à cet effet. Il est souhaitable de doter l'organe de coordination de son autonomie organisationnelle, de sa personnalité morale tout en la mettant comme un Organe de la CND .
    En tout cas, il apparaît évident que l'une des premières actions à prendre pour satisfaire les besoins en renforcement de capacités reste et demeure la mise sur pied légale d'une structure ou cellule chargée de coordonner le suivi, l'évaluation et le contrôle des actions conduites dans le cadre de la conservation des ressources biologiques au Bénin.
    Le Document de Stratégie Nationale et Plan d'Action de Conservation de la Diversité Biologique fait constater que d'importants acquis ont été réalisés au cours de la phase de son élaboration.. La structure de pilotage servirait ainsi d'interface entre toutes les autres structures agissant dans le domaine de la gestion des ressources biologiques de manière à capitaliser l'ensemble des informations dans une Banque de Données accessible à tous.
    D'ailleurs, la Direction du projet de la Stratégie Nationale de la Diversité Biologique du Ministère de l'Environnement de l'Habitat et de L'Urbanisme a démarré cette action. Il reste à édifier un bâtiment pour abriter cette cellule.

    3- Financement des Actions :


    S'il est vrai que la Convention offre des possibilités de mobiliser des financements des actions inscrites dans la Stratégie Nationale et son Plan d'Action, à travers des projets bancables soumis au Fonds pour l'Environnement Mondial, il convient de considérer que d'autres axes doivent être explorés de façon intelligente. Il s'agit de :

    3.1- Fonds alloués par le Budget National :

    Le tout premier et principal bailleur de fonds dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d'Action devrait être l'Etat à travers le Budget National qui, annuellement affectera des ressources financières d'un niveau suffisant pour exécuter le minimum d'actions.
    Il s'agit d'une contribution financière conséquente et soutenue dont la libération régulière prouverait la volonté de l'Etat à conduire la Diversité Biologique avec responsabilité, rigueur et efficacité.

    3.2- Conversion des remises de dettes :

    De nombreuses dettes sont de plus en plus remises à notre pays par les

créanciers.
    L'Etat pourrait ainsi entreprendre d'inciter d'autres partenaires créanciers à convertir nos dettes en ressources pour accompagner la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique dans notre pays. Les Partenaires au développement ou en d'autres termes les créanciers ou bailleurs de fonds devraient aider à l'aboutissement de cette procédure et l'encourager à notre avis.

    3.3- Contributions des Partenaires au développement :

    Beaucoup de partenaires au développement dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale sont prêts à s'investir, à apporter leurs concours financiers dans les secteurs prioritaires comme celui de la Conservation de la Diversité Biologique. Leurs ressources financières sont souvent disponibles et il ne revient qu'à l'Etat d'explorer ces opportunités

en faisant concorder les préoccupations relatives à la Diversité Biologique avec ses priorités gouvernementales et les cahiers de charges de ces bailleurs.

    3.4- Le NEPAD

    En tant que Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique, les Conventions internationales de la génération de Bio d'une manière générale et de celle relative à la Diversité Biologique en particulier, devraient faire l'objet d'une réflexion spéciale en vue d'être positionnées dans le NEPAD comme devant faire l'objet d'un financement spécial dans le processus global du développement de notre pays. En d'autres termes la Convention sur la Diversité Biologique en raison de son importance pour la survie quotidienne de la majeur partie de notre population, ne devra en aucun cas être occultée lors des négociations du NEPAD. Elle devra figurer en bonne place et de manière claire dans le processus de négociation de ce nouvel accord.

    4- Exécution des formations requises

    Après l'identification du personnel à employer directement ou indirectement et après les opérations de recrutement selon les profils, il importe d'assurer :
  •   Les formations spécifiques requises pour :
    • a conservation, la gestion et l'utilisation durable des ressources biologiques,
              o l'accès aux ressources génétiques
              o l'accès à la technologie et transfert de technologie
              o la gestion de la Biotechnologique et le partage juste et
équitable des avantages
              o la Biosécurité
              o l'éducation et la sensibilisation du public, etc.
  •  Le renforcement des capacités des ONG.
  •   La formation des formateurs
  •   Les recyclages
  •   La coopération technique et scientifique
  •   La recherche et
  •    Les mécanismes d'échanges, mais aussi assurer des recyclages périodiques pour permettre aux agents d'être en phase avec les techniques et technologies nouvelles.

    On voit donc que les formations constituent un volet important qu'il faut < prendre en compte et au sérieux dès avant la mise en œuvre des actions pour préparer le personnel à assumer sa mission avec efficacité.
    La formation exige beaucoup de moyens qu'il faut aussi rechercher dans les différentes formes de Coopération Technique et Scientifique. Le PNUE et le PNUD ainsi que des organismes telles que l'UICN et des ONG spécialisées dans le domaine de la Conservation et l'utilisation durable de la Diversité Biologique seront mis à contribution.
    Le rôle d'acteur intermédiaire des ONG dans les programmes sectoriels et sur les thèmes de développement à la base n'est plus à démontrer.
    Toutefois, ces structures autonomes, multiformes méritent de par leurs interventions souvent directes sur le terrain, une attention particulière. En effet, la plupart des ONG concernées ne disposent souvent pas d'assises financières leur permettant d'exécuter dans les règles de l'art leurs missions.
    A l'instar de ce qui se fait au profit des journalistes pour ne citer que cet exemple, l'Etat pourrait développer les capacités de ces acteurs en leur octroyant un fonds destiné à la formation de leur personnel dans les techniques de recherche et de mobilisation des ressources.

    5- Planification opérationnelle

    Les préalables de définition du cadre institutionnel adéquat, des ressources financières en termes de financements une fois clarifiés, il est souhaitable de procéder à :       
  • La hiérarchisation des actions avec l'affectation des ressources nécessaires à leur exécution (Responsables, Collaborateurs et moyens)
  • La détermination des coûts des opérations,
  • l'organisation de séminaires avant le lancement des actions.
  • La définition d'un chronogramme après la mobilisation des ressources nécessaires et ou disponibles

    Au total, il s'agit d'élaborer :   

Un programme de mise en œuvre des résultats de la présente étude.     Toutefois, à court terme, un certain nombre d'activités prioritaires nécessitent d'être exécutées.
    Un chronogramme est proposé pour fixer l'échéancier desdites activités.

    6 Chronogramme des activités à court terme     

Un chronogramme fait état des activités préliminaires et indispensables à entreprendre pour assoire les conditions d'une bonne poursuite des actions de renforcement des capacités en vue.( Voir dans le texte de la Startégie Nationale et du Plans d'actions)